Laos |
le long des routes du Laos... Goudron, panneaux routiers, bornes kilometriques... La route est un vrai changement par rapport au Cambodge. Nous nous arretons quelques kilometres apres la frontiere sur l'Ile du Muang Khong, pres des chutes du Mekong. Et nous sommes accueillis par un tournoi de petanque! Au centre du village, jeunes et moins jeunes laos sont reunis et jouent des qu'ils le peuvent. Deja, les premiers signes de l'heritage francais se font sentir... A vrai dire, les francais ont laisse 4 choses evidentes dans la vie de tous les jours au Laos: la petanque, la baguette, la langue francaise (pour la generation plus agee) et quelques batiments... Ah, et les vestiges de la seule voie ferree du Laos! Nous reprenons la route vers le nord, et se font sentir les premiers signes de fatigue, qui ne nous quitterons plus jusqu'a Vientiane... Notre experience cambodgienne, a laquelle il faut probablement ajouter plusieurs semaines sur les velos, sous la chaleur, et un regime alimentaire "different" ont grignote nos forces, et nos corps sont des machines qui semblent commencer a manquer d'energie. Nous avons tous les deux attrapes 2 bestioles pas tres sympathiques: la giardiase et une grippe (comment peut on attraper ca quand il fait entre 40 et 50 degres tous les jours?), et mike une ou deux petites choses en plus... Chaque jour, il nous est un peu plus difficile de pedaler. Les Laos ne nous aident pas qui allument tous les matins des feux partout pour cuisiner, bruler des poubelles ou bruler les terres pour cultiver... L'air est sature de fumee, ce qui redouble nos toussements. A cela vient s'ajouter une petite tempete lao: 3 jours pendant lesquels les temperatures vont chuter (aux alentours de 15 degres, pas tres bas, mais pas rapport a 45, c'est une vraie chute), et le vent - ah le vent! - va travailler contre nous. Ce vent qui forme comme un mur invisible en face de nous et qui, alors que nous sommes sur une route ondulante, nous fait avancer si lentement! C'est une vraie lutte. Pour les Laos, c'est le froid siberien! Ils portent capuches, bonnets de laine, couches et couches de manteaux, anoraks et autres duvets... Ils se rechauffent aupres des feux. Du jour au lendemain, nous avons change de saison. A 200km au sud de Vientiane, notre toux, nos muscles qui ont mal, le fait que nous avons de plus en plus de mal a respirer et que nous avons des difficultes a manger sans devenir malades, tout cela sonne une petite sonnette d'alarme dans nos tetes et nous prenons un bus qui nous menera a Vientiane chez le premier medecin que nous pourrons trouver. En tant que citoyens neo-zelandais, nous sommes autorises a utiliser les services medicaux de l'ambassade australienne a Vientiane, une vraie chance (sauves par nos amis australiens, encore une fois!). Nous sommes bien traites, et prenons une semaine de repos dans la capitale. Avant de repartir vers les montagnes du nord et la zone de Saisomburn (rf "traversee de la zone speciale de Saisombun") - pour les accros des kilometres, nous couvrirons sur ce detour les kilometres faits en bus! Et puis arrivee dans la charmante petite ville de Luang Prabang ou nous procedons a des coupes severes: 10 kilos supplementaires sont renvoyes pour nous alleger. On se debarasse de tout ce qu'on pourrait considerer superflu: notre machine a cafe pour commencer, mais aussi shorts cyclistes, etc... Trop de montagnes nous attendent au nord, nous sommes au plus leger! Depuis Luang Prabang, nous reprenons la route vers le nord, et la Chine. Les montagnes amenent une meteo bien differente de ce que nous avons eu jusqu'a present: les temperatures chutent, le brouillard est bien souvent present, la pluie, le tonnerre... Desormais, il nous faudra profiter des eclaircies pour faire nos kilometres. Nous quittons le Laos avec en tete encore tous ces "sabaidi!" cries, chantes, danses par tous ces enfants le long de la route, ou encore ces bonbons, verres d'eau ou lao-lao offerts au detour des villages, les sourires de ces femmes qui nous ont prepares plus d'une soupe de nouilles ou plat de riz au fil des kilometres, les surprises en essayant la seule nourriture parfois offerte le long de la route (quand on a faim... mike s'est meme essaye a des brochettes de chien ou de buffle (pas surs), sans le savoir...), notre rencontre avec 2 serpents (un cobra, et un sans nom long d'1.20m et 4 a 5 cm de diametre), notre fascination devant des moines buddhistes qui contrairement aux autres pays traverses jusqu'a present ont l'air d'etre a "dimension humaine" et "accessibles" (ils travaillent, se deplacent a velo, utilisent internet, font du jardinage... comme tout le monde!), et enfin les nombreuses minutes, precieuses, partages avec les habitants pendant ce mois, a discuter - du mieux que l'on peut du fait de la barriere de la langue (mais le lao est bien plus facile que le mandarin comme nous pourrons en faire l'experience tres bientot) - devant notre carte du monde... |
// vous pouvez voir toutes nos photos sur la photolibrary.
|
|